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Une situation inédite

samedi 14 mai 2022 par ANC

Le processus électoral en cours met en évidence une situation inédite que l’on peut décortiquer comme suit.

I) Un refus de vote qui va s’affirmant.

Bien sûr la catégorie des gens qui s’abstiennent n’est pas uniforme. Il y a toujours eu des individus se sentant peu concernés (ou refusant de l’être) par la dimension collective de la société, mais les sommets atteints pour le 1er tour (13 millions 600 000 voix soit 1 million et demi de plus que 2017) par cette non-participation poussent à qualifier l’abstention de refus de vote plutôt que de s’en tenir à la traditionnelle image des pêcheurs à la ligne. D’autant qu’à ceux-là il convient d’ajouter les 3 millions de blancs et nuls.

D’ailleurs on peut remarquer qu’en pourcentage des inscrits le nombre cumulé des votes non exprimés est quasiment identique pour ces deux dernières présidentielles, au-dessus de 34%. Ce fait à lui seul, montre combien il est imprudent de parler de victoire pour le président élu. D’autant qu’il l’a été en bénéficiant au maximum du phénomène du « vote barrage » qui est antinomique avec le débat d’idées, constituant ainsi tout à la fois un abaissement majeur de la démocratie et une frustration pour l’ensemble du corps électoral excepté les supporters des deux finalistes. Cette frustration est telle que l’on a vu pour la 1ère fois, un vote barrage en faveur de l’extrême droite vue comme le seul moyen restant de s’opposer à un pouvoir cynique, méprisant et tyrannique dans sa volonté de répondre aux désirs du grand capital.

II) Une extrême droite à son plus haut niveau

Non seulement depuis 2017 l’extrême droite a progressé en pourcentages mais elle a progressé fortement dès le 1er tour (+ 2 millions de voix si on ajoute les votes Le Pen, Zemmour et Dupont Aignan) et entre les deux tours puisqu’elle fait encore 2 millions de voix de plus. Qu’il faille compter dans ce dernier chiffre le vote barrage [1] n’enlève rien au fait qu’aujourd’hui il y a en France un électorat qui voit dans l’extrême droite la possibilité d’un recours contre la casse sociale qu’il subit. Et c’est un autre élément du renforcement du fascisme.

Enfin, et ce n’est pas le moindre, il y a le fait, que les idées d’extrême droite pour partie dépassent largement son électorat classique et même ses forces organisées. Quand on entend employés par des gens censés être de notre camp les mots « d’islamo-gauchisme » ou de « populations radicalisées des quartiers » pour qualifier le vote Mélenchon, quand on voit le refus affirmé, ce qui est une première, de condamner les violences policières, la loi séparatisme, l’islamophobie ou quand on promeut une Caroline Fourest au rang de gardienne de la laïcité, on se dit que les idées d’extrême droite font des ravages au point de brouiller les repères de celles et ceux qui devraient en avoir par leur histoire et leur référence à la défense de la classe ouvrière.

De ce point de vue commencer la campagne électorale à Vénissieux en s’opposant à un candidat LFI au motif qu’il serait « indigéniste » (encore un mot venu de l’extrême droite) est une faute politique et en aucun cas un argument que peut retenir une organisation de classe. C’est aussi ne pas se rendre compte que le développement dans notre camp de ce type d’anathème produit exactement l’effet inverse que celui souhaité et fait grandir la question de race au détriment de la question de classe.

III) Un rejet du pouvoir et de son chef

Si Macron est élu il le doit bien sûr au vote barrage du second tour mais aussi au vote de l’électorat de droite qui, dès le 1er tour, s’est massivement porté sur lui que ce soit par choix stratégique du meilleur candidat ou par reconnaissance de la proximité des idées. En fait c’est un retour en force à un pouvoir qui dans l’histoire a voulu, au nom de la prétendue nécessité d’en finir avec les « idéologies », instaurer une dictature de la pensée unique. De l’union sacrée à la 4ème république.

Macron incarne bien ce que dès les années 2000 notre courant de pensée annonçait : la volonté d’en finir avec le clivage Droite/Gauche. Ce conglomérat de centre droit ou gauche, quel que soit le nom qu’on lui donne est bien une renaissance : celle de l’illusion libérale au plan économique et dictatoriale au plan des idées et de la démocratie. Ce courant qui, de 1981 à aujourd’hui a obtenu dans un 1er tour toujours plus de 20 millions de voix jusqu’à culminer à près de 28 millions en 2007 en siphonnant une partie du vote d’extrême droite, est aujourd’hui considérablement affaibli au point que même en additionnant les voix de Pécresse, Hidalgo et Macron, il est talonné par l’extrême droite et plafonne à 12 millions de voix.

Ce faible score comme la bérézina du vote PS traduit non seulement le rejet de la politique de Macron et ses prédécesseurs, mais aussi la détestation de ce que ce dernier incarne. Le mépris, l’insolence des riches, le cynisme, la brutalité, il semble bien, que jamais un président n’a engendré une telle détestation.

IV) Le vote du courant dit « radical ».

Ce qui est sûr en tout cas à l’analyse de ces attitudes, refus de vote, utilisation du vote d’extrême droite pour sanctionner Macron et effondrement des soutiens à ce dernier, c’est qu’il y a un rejet massif des politiques menées depuis des décennies.
Cela aurait pu permettre d’avoir une adhésion d’une grande ampleur au vote dit « radical » et même lui permettre d’arriver en tête au 1er tour. Ce n’a pas été le cas pour un certain nombre de considérations diverses voire contradictoires qui ont marqué la campagne.

Une désunion pénalisante ?

Aux yeux de l’opinion la cause première serait la division. D’abord on peut souligner que ce n’est pas la 1ère fois qu’il y a plusieurs candidatures se réclamant de la gauche ce qui ne l’a pas empêché celle-ci par le passé d’être au 2ème tour, voire de gagner. Si la question de la désunion mise en avant en particulier par LFI a eu tant d’écho au point de provoquer des divisions voire des polémiques fratricides dans notre camp (nous y reviendrons), c’est que ces élections arrivent après des décennies où le PCF en particulier a avancé l’idée que sans gauche rassemblée (ou plurielle ou unie, ou front de gauche), y compris en cédant à son courant réformiste la direction de l’alliance, sans cette union il n’y aurait pas de changement possible.

De ce point de vue le Front de gauche a même été un sommet puisqu’il faisait disparaître dans l’alliance les partis la constituant. Circonstance aggravante, ce choix stratégique a relégué au second plan la question de la mobilisation populaire renouant en cela avec les erreurs de la période du programme commun.

Pas étonnant que dans ces conditions quand un parti de l’alliance en sort, il soit considéré comme voulant « la jouer solo » au détriment de l’intérêt suprême du peuple.
Ce sentiment est encore aggravé quand un dirigeant d’un des membres de l’alliance considère qu’entre les programmes de JLM et F Roussel, « il n’y a pas l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarettes » …Dans ces conditions il n’est pas étonnant que vienne cette question : « mais alors pourquoi avoir deux candidats ? »
Question qui vient peu quand il s’agit de Poutou ou de Arthaud perçus comme ayant de vraies différences.

Le piège de la constitution

L’incompréhension est d’autant plus grande aussi que dans la campagne a été peu soulevée la question du piège électoral de notre constitution qui relève plus de la monarchie élective (ou du « coup d’état permanent » comme aurait dit un certain) que de la démocratie véritable. Piège aggravé par l’alignement de la durée du mandat présidentiel sur celle du mandat des députés assortie de l’inversion du calendrier législatif.

Le déroulement même des élections présidentielles est discutable. Personne n’a soulevé le fait que si notre constitution avait prévu que puissent se maintenir au second tour toutes les candidatures ayant fait plus de 20%, la situation aurait été différente. LFI a bien dans son programme la 6ème république mais cette question a été absente des débats et il n’est d’ailleurs pas sûr que nous toutes et tous soyons d’accord sur le contenu de cette proposition.

C’est en tout cas ce piège institutionnel qui conduit à ce que certains appellent pour le dénoncer au « vote utile » qu’il conviendrait mieux d’appeler « vote stratégique ». S’il a profité à Mélenchon il est manifestement exagéré de prétendre comme on a pu le lire ici ou là, que « sans lui Roussel aurait fait 7% ». Affirmer ça pour un parti qui fait a fait 2% aux dernières présidentielles où il s’est présenté et 2% encore aux Européennes où le vote stratégique ne peut pas être mis en avant c’est pour le moins faire la politique de l’autruche.

Des caractéristiques nouvelles

S’il y a eu poussée de l’abstention, celle-ci a néanmoins été limitée par la montée du vote dans les quartiers populaires. C’est un phénomène nouveau même s’il reste limité et dont on ne sait pas s’il sera confirmé, mais on a vu des gens voter pour la 1ère fois, des jeunes et des moins jeunes, principalement dans les populations pauvres issues de l’immigration. C’est un phénomène qu’il convient d’analyser et s’il y a eu une différence plus épaisse que la « feuille de papier à cigarettes », entre Roussel et Mélenchon, elle est là.

En étant le seul (hormis l’extrême gauche) à parler de l’islamophobie, des violences policières, en refusant de voter la loi séparatisme, Mélenchon a fait la différence face à un Roussel qui porte sur son front la marque au fer brun de sa manif avec le syndicat alliance [2] .

Acte auxquels se sont ajoutés des propos signe d’une faiblesse politique laissant penser qu’il ne s’adressait qu’à une partie de la classe ouvrière, celle à statut et « non issue de ». Revendiquer une « différence avec Mélenchon sur la sécurité », parler de « réfugiés qui ont vocation à rentrer chez eux », porter sur le revers de la veste le drapeau de l’Ukraine alors qu’il n’a guère de mots pour la Palestine et que les camarades communistes qui se battent pour Georges Ibrahim Abdallah n’ont pas eu le droit de rentrer dans la salle de son meeting à Toulouse, cela ne permet pas de renouer des liens avec la classe ouvrière de notre temps profondément marquée par la situation internationale et ce racisme systémique qui s’ajoute aux rapports de classes et tend à les structurer.

Cela sans parler d’autres propos qui ont laissé penser que le candidat Roussel s’adressait avant tout aux franchouillards…

L’autre aspect qu’il convient d’analyser c’est l’influence qu’a pu avoir le mouvement des gilets jaunes puis celui des « anti-pass » sur le vote radical. Ce qui est sûr c’est que le rejet en bloc des revendications portées par ces mouvements composites, leur dénigration et leur caricature n’a pas poussé cette tranche de la population à se tourner vers le vote de partis « classiques » comme le PCF.

Mélenchon qui a été prudent et n’a pas jeté l’anathème sur ces mouvements mais a été au contraire attentif au rejet de l’obligation vaccinale et soutien des personnels de santé sanctionnés pour leur refus n’a sans doute pas été l’objet du même rejet que d’autres. A l’inverse le PCF lui, a paru opposé à ces mouvements, favorable à l’obligation vaccinale tout en disant le contraire et en ne votant pas majoritairement contre le pass vaccinal. Roussel le 1er s’affichant sur les réseaux sociaux en famille au moment du vote à l’Assemblée nationale.

Ce vote « radical » a montré le fossé qui grandit entre la classe ouvrière de notre temps et une organisation ancienne à l’histoire riche et valeureuse mais qui semble avoir perdu pied par manque de repères, l’absence de cadres issus des entreprises, des quartiers populaires et de l’immigration et, plus fondamentalement, à cause de son rapport à la masse.

A force de parler d’organisation d’avant-garde, concept pourtant juste, certains l’ont confondu avec la notion de parti guide, insensible à ce qui ne vient pas de lui et interprétant les désaccords avec la masse comme des incompréhensions de celle-ci à qui il fallait « expliquer » et non comme des questions de débat à approfondir.

C’est au fond tout un logiciel de pensée qui est en cause. Et cela ne date pas d’aujourd’hui. C’est ce rapport aux masses qui explique pour une grande part la longue érosion des forces organisées dans un parti autrefois révolutionnaire alors que paradoxalement, on peut observer la vivacité et la renaissance des idées de remise en cause du capitalisme en dehors des organisations qui ont été les portes drapeaux de cette contestation-là.

Nous ne sommes ni 1981, ni en 1997

Au lendemain de l’accord NUPES il serait erroné de faire un strict trait d’égalité avec des accords passés. D’abord parce qu’il n’y a pas, dans la population, l’illusion qui accompagna en 1981, la victoire de Mitterrand et quel que soit le résultat issu des urnes le 19 juin, il n’y aura pas d’état de grâce ce qui ne veut pas dire qu’il y aura forcément luttes et appel à celle-ci quand on voit les difficultés dans lesquelles semble empêtré le mouvement syndical.

Ensuite parce que l’accord comporte des dispositions qui font hurler l’aile droite du PS en particulier au point que la question de sa possible implosion est aujourd’hui posée. Quand un Cambadélis assure que Mélenchon entrainerait la France dans « la situation de la Corée du Nord » et précise qu’un « tout sauf Mélenchon est en train de se construire » cela ne peut que nous conduire à avoir un regard attentif sur un accord qui prévoit entre autres la possibilité de « désobéir aux traités européens » formulation nouvelle que l’ANC ne peut que saluer, elle qui a déploré l’absence de cette question de l’UE dans le débat des présidentielles.

L’autre élément à prendre en compte c’est que nombre des militantes et militants des organisations signataires sont sur des bases anticapitalistes. Cela est particulièrement vrai dans la FI. Cela ne s’exprime pas de manière organisée parce que justement, en l’absence d’organisation marxiste en son sein, le « mouvement gazeux » n’a pas une ligne claire et structurée et ne fait dans ses principes nullement appel à la nécessité d’en finir avec le capitalisme.

Pour autant cette volonté existe chez des individus de même que grandit dans ce mouvement la prise de conscience d’un besoin d’organisation afin d’en finir avec cette forme de rassemblement dont le fonctionnement est de fait entre les mains d’une poignée sans que la base puisse intervenir sur des choix en particulier stratégiques.

V) Le rôle de l’ANC

De notre point de vue la plus grande faiblesse du mouvement politique actuel ce n’est pas tant son manque de liens avec le mouvement social, que le fait qu’il n’y a pas la volonté politique de s’appuyer sur celui-ci. L’absence de réponse à notre appel pour un 21 mai de luttes, venant après les propos de Mélenchon expliquant que lui élu, il n’y aurait plus besoin de manifs, illustre bien cela.

C’est aussi cette faiblesse, conduisant à une surestimation du fait électoral et une sous-estimation du mouvement de masse, syndical et associatif, qui explique que l’on a vu (et que l’on voit encore), des camarades de manif se déchirer sur la question des choix politiques donnant le sentiment que pour eux l’ennemi principal n’est plus le capital mais l’un ou l’autre représentant d’une partie de notre camp.

Notre rôle en tant qu’ANC, au-delà de notre expression à venir sur le vote des 12 et 19 juin prochains, c’est de rappeler l’indispensable lien dialectique entre mouvement de masse et perspective politique.

Nous devons tenir à l’unité du mouvement de lutte de classe comme à la prunelle de nos yeux.

Sans organisation de classe, de masse unie, déterminée et indépendante, il n’y aura pas d’avancée sociale…sauf à croire au sauveur suprême…

Quand bien même la NUPES aurait la majorité absolue, les autres pouvoirs seraient encore là et bien là, avec au premier rang d’entre eux, le pouvoir économique qui ne voudra rien lâcher et déchainera le pouvoir médiatique voire le pouvoir de police contre toute tentative d’avancer vers une moins grande injustice sociale et surtout contre toute atteinte à son droit de propriété.

Dans un contexte international de basculement mondial des forces, un contexte national de recomposition politique, le rôle de l’ANC, si modeste soit-elle encore en effectifs, c’est d’aider au développement de luttes synonymes à la fois de volonté de conquêtes sociales et de conscientisation de classe. Plus que jamais l’action politique ancrée au quotidien dans les quartiers et au travail est nécessaire pour faire avancer nos propositions et faire reculer le fascisme.

La lutte contre la régression, pour le progrès social, contre la fascisation et pour le socialisme, impose de marcher sur ses deux jambes : le syndical et le politique.

Cette lutte progressiste allie combat contre les guerres impérialistes de la Palestine à l’Ukraine en passant par le Yémen et la Françafrique et action pour que les peuples n’en subissent ni les conséquences meurtrières dans les pays agressés ni les atteintes au pouvoir d’achat et à l’emploi dans les pays agresseurs.

Plus que jamais le slogan de 1917 « A bas la guerre vive la révolution » est d’actualité.

Partout où il y a un membre de l’ANC il est important que nous prenions des dispositions pour qu’une expression politique et des contacts réguliers avec la population soient mis en place. C’est dans ce mouvement là que l’ANC se renforcera, non pour elle-même, mais pour aider à la reconstruction de l’organisation révolutionnaire dont notre pays a besoin.

A nos tracts et nos banderoles !!
Le barrage, ou plus exactement la barricade se construit là !!
Hasta la victoria siempre !!

Le 13 mai 2022


[1Contrairement au vote pour Macron dont les sondages « sortie des urnes » estiment le vote barrage à 42%, il n’y a pas d’estimation de la hauteur de ce choix dans le vote Le Pen au 2ème tour

[2Pour rappel et contrairement à ce qui a été dit, la CGT du ministère de l’Intérieur a démenti avoir appelé à cette manif désavouant ainsi ceux qui avaient cru bon de le faire en son nom et sans son accord

   

Messages

  • 1. Une situation inédite
    14 mai, 08:27 - par RICHARD PALAO


    Je suis en accord total avec cette analyse de l ANC.
    J y ajoute une inquietude, celle de voir certains de notre camp par un anti macronisme aveugle, rêver à une alliance rouge-brun, ainsi on a pu voir certains sites "amis" appeler clairement à voter Marine Le Pen et maintenant appeler à voter pour la NUPES cette attitude contradictoire ( pas, pour eux) est non seulement dangereuse mais elle contribue à brouiller davantage la voie que nous devons emprunter pour aller vers le socialisme.
    Une autre remarque : si LFI et le PCF n ont pas obtenu les résultats qu ils espéraient, ils peuvent également en rechercher les causes dans l abandon de principes et de revendications qu ils défendaient auparavant et qui avaient le soutien d une partie non négligeable du peuple : par exemple, la sortie de L UE et la retraite à 60 ans, car si pour cette dernière elle figurait dans leur programme, les travailleurs ont bien compris qu en abandonnant la durée d activité de 37 ans et demie pour l obtenir à taux plein, la majorité en seraient exclu. ( pour Melenchon la durée d activité est fixée à 40 ans et pour Roussel, 42 ans).

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